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6 Conseils éthiques pour un été de rêve

Conseils pour un été éthique

C’est l’été ! Lorsque le thermomètre monte, on n’a qu’une envie c’est de partir se mettre les doigts de pied en éventail, le plus près possible d’un point d’eau si possible. Plage, bronzage et apéro deviennent les mots d’ordre, qui permettent de distinguer les jours les uns des autres, avant que les siestes ne les fassent complètement disparaitre. Envolées les bonnes habitudes éthiques acquises tout au long de l’année ! Pourtant, pas de vacances pour notre impact écologique! Heureusement, il y a des solutions pour limiter notre impact et augmenter notre plaisir.

1. Moins mais mieux

Les vacances c’est le moment de déconnecter, de prendre du temps pour soi et de savourer chaque instant ! Avec un programme chargé comme son agenda de travail, c’est tout de suite plus difficile. Alors on allège. On ne fait pas 15 villes en 15 jours, mais 4 ou 5. On prend le temps d’être sur place. De voir la vie qui s’écoule. On ralentit, tout simplement. Au final, on se rend compte qu’on est plus reposé, qu’on connait mieux les petites ruelles et qu’on a plus de photos de gens plutôt que celles de monuments. Au lieu d’enchainer les visites, on améliore ses expériences de partage et de convivialité. On fait donc moins, mais on le fait mieux, plus posément.

2. Voyager léger

En commençant par ses bagages : on prend moins d’affaires, et uniquement les essentielles, celles qu’on adore et qu’on va porter sans s’en lasser.
L’idée c’est que tous les objets qu’on emporte au cas où sont généralement inutiles et peuvent se retrouver une fois sur place. Finalement, on n’a besoin que de quelques affaires, même pour un voyage de plusieurs semaines.
Voyager léger permet ainsi de s’alléger l’esprit. On voyage plus tranquille si on sait qu’on n’a rien à perdre dans son sac, qu’on peut le porter pendant plusieurs heures si besoin, et que tout est à portée de main.
Les minimalistes du voyage peuvent faire baisser leur sac jusqu’à 5/6kg. Pour ma part je pense qu’autour de 8kg on a l’essentiel en se faisant plaisir. En n’oubliant pas son passeport, à jour, dans son protège-passeport WWoW bien sûr !

3. Manger local

En vacances, on a plus très envie de cuisiner. Plutôt que des plats tout fait qui remplacent cette corvée, mais déplacent le problème sur la planète et notre intestin, le mieux c’est de s’essayer à la cuisine locale. On fait confiance aux stands de marché qui font le plein, et on n’hésite pas là aussi à manger moins mais mieux en mangeant directement les fruits et légumes sur les marchés. Un bout de pain, quelques tomates fraiches, des tranches d’avocat. Que demander de plus ?
Bien sûr, on a emporté sa paille réutilisable, et ses couverts en bambou pour ne pas laisser de trace derrière soi.

4. Zéro déchet

Le plus gros dilemme c’est bien celui-là. Loin de ses habitudes et n’ayant emporté que l’essentiel (cf. point 2!), on n’a pas tout l’attirail pour éviter une surproduction de déchets. On a parlé de la vaisselle réutilisable, mais il y a aussi l’incontournable gourde sans BPA, et l’originale poubelle de poche en plastique recyclé.
Pour les produits cosmétiques, et dans l’optique d’alléger aussi son sac, on aura emporté un savon qui sent bon, un shampoing solide, et un déodorant solide.
Pour éviter les piqures de moustique, on aura choisi son huile essentielle préférée, et s’il y a eu des ratés, on reste sur des solutions naturelles.

5. Se protéger

On oublie pas de se protéger du soleil, et de protéger les océans en même temps !
D’abord en choisissant une crème solaire vegan éthique. Ma préférence va à celles des Laboratoires Biarritz, découvertes par hasard et dont j’adore l’odeur et la texture fluide. Certifiées Bio, il y a un grand choix d’indices solaires et de format. Dans l’idéal, on la met après la baignade pour éviter la surconsommation !
Pour les lunettes de soleil, on choisit une marque engagée ou éthique. Paris celles présentées par Happy New Green, notre préférence va à Jimmy Fairly qui offre une paire à une personne dans le besoin pour toute paire achetée.
Le soleil est nécessaire à notre fonctionnement, grâce à son apport en vitamine D. Mais une trop forte exposition est la source de problèmes, dont le vieillissement prématuré de la peau. Donc on évite les concours de bronzage et on reste à l’ombre entre 12h et 16h !

6. Souriez !

Maintenant que vous savez comment continuer à être éthique en vacances, vous pouvez relâcher la pression et sourire ! Un sourire ouvre souvent bien des portes et met à égalité. En souriant à un inconnu, il n’est plus un étranger, mais un ami. Le sourire est universel et va au-delà des langues. C’est un signe qui ne trompe pas. Alors, n’hésitez pas à le consommer – sans modération !

Bel été éthique !

6 Conseils éthiques pour un été de rêve

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Le commerce équitable en questions

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Cela fait longtemps que le commerce équitable, Fair Trade en anglais, est entré dans nos vies et les labels se multiplient pour garantir l’origine éthique de nos produits.

Mais de quoi s’agit-il vraiment?
Y a-t-il un véritable impact sur la vie des artisans producteurs?
Quels sont les labels et que valent-ils?

On a mené l’enquête et on vous révèle tout !

Fair Trade ou Commerce Équitable : de quoi s’agit-il ?

Trois grandes organisations du commerce équitable (FLO, WFTO, EFTA) se sont réunies en 2001 et ont défini ainsi le terme :

« Le Commerce Equitable est un partenariat commercial, fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, dont l’objectif est de parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial. Il contribue au développement durable en offrant de meilleures conditions commerciales et en garantissant les droits des producteurs et des travailleurs marginalisés, tout particulièrement au Sud de la planète. Les organisations du Commerce Equitable (soutenues par les consommateurs) s’engagent activement à soutenir les producteurs, à sensibiliser l’opinion et à mener campagne en faveur de changements dans les règles et pratiques du commerce international conventionnel. »

Il ressort de cette définition 3 points essentiels :

  1. Équilibre de la relation commerciale entre les partenaires : pas d’abus ou de contrat favorisant l’un des partenaires
  2. Accompagnement des organisations des producteurs/travailleurs engagés : on ne laisse personne à la dérive
  3. Information et Sensibilisation du public : pour développer le commerce il faut surtout que le public soit partie prenante

+ d’infos sur le site de la Plateforme pour le Commerce Équitable (PFCE)

Quel impact sur la vie des artisans producteurs ?

Si le commerce équitable est parfois critiqué de servir de « marketing de la pauvreté pour les riches », il n’en reste pas moins qu’il garantit certaines conditions de travail qui sont vitales.

Souvenez-vous de l’accident du Rana Plaza. Le 24 avril 2013 ce bâtiment où des milliers d’employés textiles travaillaient, s’est effondré car les normes de sécurité n’avaient pas été vérifiées. Un tel événement n’aurait pas pu se produire si les entreprises qui avaient leurs ateliers dans l’immeuble pratiquaient le commerce équitable car l’un des critères est d’assurer des conditions de travail saines et sécurisées.

Être producteur pour une organisation appliquant les principes du commerce équitable garantit des conditions de travail saines et un revenu correspondant à son travail. C’est un cadre qui permet à chaque producteur de se développer, aussi bien du point de vue économique que personnel.

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Quels sont les principes du label World Fair Trade Organization (WFTO) ?

On fait un point sur WFTO car c’est le seul qui certifie les organisations et non les produits.
C’est donc le seul label pour l’artisanat non alimentaire.Pour qu’one organisation soit certifiée World Fair Trade Organization (WFTO) elle doit avoir mis en place et respecter les principes suivants :
  1. Créer des opportunités pour les producteurs qui sont désavantagés sur le plan économique
  2. Être Transparent et Responsable
  3. Appliquer les principes du commerce équitable : paiements avancés, compensation des annulations des commandes qui ne présentent pas de défaut, relations de longue durée, concurrence déloyale évitée, promotion de l’identité culturelle et respect des savoir-faire traditionnels.
  4. Paiement d’un prix juste.
  5. S’assurer qu’il n’y ait pas de travail des enfants ni de travail forcé.
  6. Engagement de non-discrimination, d’équité entre les genres, et d’empowerment économique des femmes et de liberté d’association
  7. Assurer de bonnes conditions de travail : environnement sain et sécurisé, heures et conditions de travail respectant les normes du pays, conditions de travail sécurisées pour les producteurs
  8. Renforcer les capacités des membres et/ou des employés
  9. Promotion du Commerce Équitable
  10. Respect de l’Environnement : sourcing durable, techniques de production, gestion des déchets, politiques d’achats, packaging et expéditions

 

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Quels sont les autres labels ?

De nombreux labels certifient la production équitable des produits, principalement dans le domaine alimentaire.

En voici une petite sélection (cf. le document de la PFCE) :

Peut-on se fier aux labels ?

Oui et non.

OUI parce qu’ils certifient, dans une grande surface par exemple, que le produit que l’on s’apprête à consommer à été produit dans le respect des Hommes et de l’Environnement. Les labels ont cela de pratique qu’on les reconnait et qu’on peut les voir au milieu d’une masse de produits.

NON parce qu’ils sont payants, et que du coup certaines petites organisations qui appliquent leurs principes ne peuvent se permettre cette dépense. Si vous rencontrez donc un artisan qui fait lui-même ses produits, ou qui s’est organisé avec sa famille ou ses voisins pour la fabrication, n’hésitez pas : soutenez-le ! Vous lui éviterez en plus d’avoir à rémunérer des intermédiaires..

 

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Cet article est bien évidemment incomplet et partisan, mais on vous laisse maître de vos décisions.

Souvenez-vous juste que tout achat est un vote : 

À quel projet donnerez-vous votre voix ?

 
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Des amis pour la vie !

Régulièrement nous vous présentons les associations que nous aimons et soutenons. Aujourd’hui, on vous emmène au Cambodge à la rencontre de FRIENDS.

FRIENDS oeuvre pour protéger et construire un avenir aux enfants. Cette association croit à l’entraide et au travail comme moyen de développement des enfants. C’est de là que vient son nom d’ailleurs, qui signifie « ami » en khmer : Mith Smalanh.

Au Cambodge, il y a mille associations qui oeuvrent pour offrir un avenir aux survivants de la guerre. Mith Smalanh est pourtant d’un autre type. Du type des associations qui apprennent à pêcher plutôt que de donner à manger. Qui croit en la solidarité, le travail et l’amitié pour vaincre l’adversité. Surtout, qui place la protection de l’enfance au coeur de son action et dont tous les programmes découlent.

En discutant avec Kanha, en charge de la communication de l’ONG, j’ai réalisé à quel point la logique était implacable. « Comment faire pour construire l’avenir des enfants? » est la question qui prélude à toute action.

Les actions de FRIENDS sont réparties autour de plusieurs axes.

L’aide directe

Au travers de ses centres, et de réunions hebdomadaires dans les communautés, FRIENDS intervient directement auprès des familles les plus vulnérables en proposant des services de santé, d’éducation et de compétences de vie. C’est lors de ces réunions que les communautés découvrent l’action de l’ONG et commencent à construire leur avenir.

L’apprentissage

Au coeur de Phnom Penh, Mith Smalanh est le lieu où l’organisation forme les adolescents à un futur métier, que cela soit en restauration, en mécanique ou en coiffure. Les apprentis exercent ensuite directement dans l’un des restaurants de FRIENDS (reconnus pour l’excellence de leur cuisine et du service!) ou au Nail Bar pour les services de manucure. L’association met tout en place pour que les apprentis trouvent ensuite un travail, et garantit un taux de réussite à l’insertion professionnel de 100%.

Mais Mith Samlanh ce n’est pas que de l’apprentissage. Il y a aussi des activités sportives et culturelles, des consultations médicales sur place, des cours de soutien scolaire, des conseils avisés sur l’orientation, et un hébergement d’urgence temporaire si besoin. Pour être sûr que les apprentis ne manquent de rien, un car scolaire les dépose et les ramène le soir, et le repas de midi est offert (dans la cantine où commence l’apprentissage des cuisiniers!). L’association travaille aussi avec le gouvernement pour réduire leurs coûts de la scolarité pour les apprentis. L’objectif est que les adolescents aient toutes les clés en main pour construire leur avenir.

L’entreprise sociale

Pour s’assurer que les parents des enfants puissent subvenir à leurs besoins sans faire travailler leurs enfants, FRIENDS leur apprend à fabriquer des petits objets. En échange de ce travail, les mamans reçoivent un revenu digne et s’engagent à ce que leurs enfants aillent à l’école. C’est le compromis idéal : les femmes reprennent confiance en elles, apprennent de nouvelles compétences tout en assurant un avenir éducatif à leurs enfants. De plus, FRIENDS s’assure que l’environnement soit pris en compte : le recyclage et l’upcycling sont des éléments importants de la fabrication. Ces objets sont ceux que nous vous proposons pour aider l’association : des bagues en couverts recyclés et un porte-feuilles en papier recyclé.

Mith Samlanh oeuvre au Cambodge, et s’est déjà étendu au Laos, en Thaïlande et en Indonésie.L’association, qui aide chaque année plus de 30 000 jeunes et leurs familles, n’entend pas s’arrêter là et projette d’ouvrir son atelier de mécanique aux personnes étrangères du centre, ainsi qu’un salon de coiffure.

Elle travaille également en partenariat avec une cinquantaine associations dans le monde, ce qui permet de tripler l’impact. Chaque année ce sont près de 100.000 personnes qui bénéficient des services de l’Alliance ChildSafe.

Pour en savoir plus ou les soutenir directement, leur site ludique est très explicatif. Sinon, restez connectés, nous avons eu la chance de pouvoir visiter le centre d’apprentissage à Phnom Penh (fermé aux visiteurs pour protéger les enfants) et nous vous préparons une vidéo pour que vous voyiez l’action de l’association en images!

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Comment voyager éthique ? [Part 2]

Maintenant que vous savez comment vous rendre sur le lieu du voyage et subvenir à vos besoins de base de manière éthique, venons-en à l’essentiel : que faire une fois sur place. Ce pourquoi vous aviez décidé de voyager initialement..

Et aussi que ramener – parce que notre spécialité reste le commerce éthique et porteur de sens.

3- Que visiter? Les attractions

Faire local et voir sur place

Plutôt que de planifier toutes ses vacances depuis votre pays d’origine, le mieux est de savoir dans quelle ville arriver et de voir sur place comment faire les excursions. Depuis l’étranger, les tarifs sont souvent plus élevés et passent par mille intermédiaires. Au final vous bénéficiez donc moins directement à l’économie locale.
En vous laissant guider par les locaux vous aurez ainsi des tarifs avantageux tout en sortant des sentiers battus. Souvenez-vous aussi que les guides locaux reçoivent directement l’argent, alors même s’ils paraissent insistants cela reste plus éthique que les agences qui rajoutent mille commissions. Faites attention quand même que votre guide ne vous emmène pas visiter tous ses amis qui ont des boutiques.

Activités > Attractions : Expérience vs. Faire

Si certains sites sont incontournables (les temples d’Angkor au Cambodge par exemple), les meilleurs souvenirs que vous garderez de votre voyage seront certainement ceux où vous avez fait une expérience très locale. Non, je ne parle pas d’aller voir un spectacle de danse… Plutôt de faire quelque chose avec son corps/ses mains/sa tête. Alors faites-vous plaisir !
En Asie l’excellent site Backstreet Academy met en relation des artisans locaux avec les voyageurs souhaitant apprendre une spécialité locale (cuisine, artisanat, etc.). Idéal pour rencontrer vraiment des locaux tout en apprenant une compétence, et en étant assuré surtout que les fonds aillent au bon endroit!
En faisant les recherches pour cet article j’ai aussi découvert I Like Local, mais ne l’ai pas encore testé.

Faire Local

Vous en avez marre de toujours voir les touristes aux mêmes endroits? Pas étonnant de fait. Car tous lisent les mêmes guides, donc tous vont aux mêmes endroits. Je ne dis pas que ces guides sont inutiles, mais ils tendent à vous faire aller aux mêmes endroits que tout le monde.
Alors : comment sortir du cercle vicieux?
Sur internet, le site Virtual Tourist est une excellente alternative au classique TripAdvisor bien que basé sur les mêmes principes.
L’autre solution? PARLER. Parler encore et encore, aux autres touristes, aux gérants du logement où vous séjournez, au restaurant, dans les magasins, etc. Toutes les opportunités sont bonnes pour parler de l’itinéraire que vous avez prévu et demander des conseils.

Bar à Melbourne recommandé par la guide du Free Walking Tour.
Bar à Melbourne recommandé par la guide du Free Walking Tour, que je n’aurai jamais découvert sinon.

Free City Walking Tours

La plupart des villes ont mis en place ce système de visite guidée à pied des centres d’intérêts des villes, où le prix est laissé libre à chacun à la fin de la visite.
Bien que mon amie guide le déplore, cela reste un moyen abordable et local de visiter les principales artères de la ville, et de rencontrer des étudiants locaux!
Je me souviens à Lisbonne d’avoir ainsi eu un guide d’une vingtaine d’années raconter comment la plupart de ses amis travaillaient à l’étranger pour raison financière, et revenaient progressivement, et aborder les doutes sur le futur du pays. Ou à Melbourne, l’étudiante nous faire un tour aussi bien des monuments que de ses lieux de restauration et divertissement favoris.
Du coup l’idéal est de commencer la découverte d’une ville ainsi, pour repérer les grands axes et en même temps avoir des adresses qui ne sont pas dans les guides.

Pour les incontournables : être en décalage d’horaires

Pour les sites incontournables dont je parlais plus haut (bien que le caractère incontournable peut souvent se discuter), l’idéal reste d’être décalé par rapport aux groupes et à la majorité des touristes. Cela implique de voyager en indépendant bien sûr, car du coup vous avez le contrôle de votre réveil.
Souvent les groupes iront visiter un site « au lever du soleil » mais quand le soleil est déjà bien levé. Alors forcez-vous, levez-vous plus tôt et évitez les foules! Je me souviendrai toujours du lever du soleil sur les ruines de Champasak au Laos. Arrivés avant l’ouverture du site, on était seuls au monde – jusqu’à ce que les groupes débarquent. Pile quand on finissait la visite. Le réveil a été difficile, mais la récompense n’avait pas de prix (pas de pub).
Cela peut aussi très bien fonctionner dans l’autre sens. C’est comme ça que l’une de mes plus belles expériences reste la vue des chutes d’Iguazu en Argentine à la seule lueur de la pleine lune.

Les Chutes d’Iguazu à la lueur de la pleine lune – instant magique en décalage horaire.
Les Chutes d’Iguazu à la lueur de la pleine lune – instant magique en décalage horaire.

Conseils généraux

Je ne vous dresserai pas la liste, mais vous redirige vers l’excellent post de Globe-Trotting qui l’a déjà fait.
Je retiens juste mes préférés : apprendre les mots de base dans la langue, ne gaspillez pas, privilégiez les petits commerçants.

4- Que ramener? Les souvenirs et le shopping

Éviter les boutiques pour touristes

Je vous en parlais plus haut, autant choisir de découvrir un endroit avec un guide local est l’idéal pour avoir un avis de l’intérieur, autant certaines personnes tenteront de vous emmener visiter leurs « amis » chez qui surtout ils gagnent une commission pour tout achat. Essayez d’éviter, vous préserverez une bonne relation avec votre guide tout en ne perdant pas de vue l’itinéraire de la journée.

Acheter directement aux personnes

Je vous conseillais dans la première partie de ce guide de dormir chez l’habitant. Cela peut se faire de manière institutionnalisée avec Airbnb, mais aussi de manière plus informelle. Dans le nord du Vietnam, à Sapa, dormir chez l’habitant est légion et se fait directement en parlant avec les personnes des ethnies. Sur place, il est évident qu’on vous montrera les réalisations de la famille (mère, grand-mère, belle-soeur, etc.). C’est l’idéal pour soutenir directement la famille, surtout si la relation s’est bien établie. Ne le voyez pas comme du harcèlement mais bien plus comme une aide locale et directe. Votre achat soutient directement l’artisanat, permettant aux traditions d’êtres perpétuées. C’est tout l’héritage immatériel auquel vous contribuez !

Ma famille d’accueil pour une nuit dans la région de Sapa (Vietnam).
Ma famille d’accueil pour une nuit dans la région de Sapa (Vietnam).

World Fair Trade Organisation (WFTO)

Si vous manquez de temps, et que vous voulez vous assurer que votre achat bénéficie directement aux populations locales – suivez le label WFTO qui garantit que les artisans ont reçu un salaire juste et qu’aucun enfant n’a travaillé (entre autres principes). Attention tout de même : le label étant payant, il indique aussi une organisation qui a suffisamment de fond que pour acheter une telle certification…
La liste des organisations est disponibles sur : wfto.com/find-supplier.

Chez WWoW, si nous ne rencontrons pas d’associations locales, c’est notre annuaire de référence pour rencontrer des partenaires sérieux!

En règle générale

Rappelez-vous que tout achat local soutient directement l’économie, mais essayez aussi de questionner la personne sur comment l’article a été fait : vous vous assurerez que c’est bien elle qui l’a fait, en évitant d’acheter du made in China! (sauf si vous y êtes bien sûr, CQFD)

En bref : pour voyager éthique, comme au quotidien, on pense donc LOCAL en premier.
Surtout, on prend le TEMPS de visiter, de flâner, de rencontrer les gens, d’errer et d’apprendre des autres.
Sans oublier le SOURIRE : on se fait plaisir en faisant plaisir. On teste les spécialités culinaires, on rigole, on fait des blagues, on apprécie ce qui est plutôt que ce qui pourrait être, on se souvient qu’on est en vacances et notre big smile sera contagieux.
Le voyage éthique, c’est la LO(cal)TE(mps)RI(r)E.

Il ne vous reste plus qu’à choisir le pays où vous irez, et le reste appartiendra à l’histoire !

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Comment voyager éthique ? [Part 1]

Dernières heures pour préparer sa valise! Avez-vous tout pour faire un voyage éthique?
Dernières heures pour préparer sa valise! Avez-vous tout pour faire un voyage éthique?

Toute l’année j’essaie d’être le plus éthique possible : j’achète mes fruits et légumes aux producteurs de La Ruche Qui Dit Oui, mes produits d’entretien au magasin bio, je trie mes déchets, je recycle, j’upcycle, je m’habille éthique.. Bref, je mange, vis, dors et sors éthique.

Quid des vacances?

En vrai j’ai mis en place certaines choses qui, si elles avaient initialement pour but de limiter mes dépenses, ont tout autant un impact sur mon compte en banque que sur celui de la planète! Surtout, cela me permet de voyager LOCAL. C’est le maitre mot du voyageur éthique : ce qui est local sera authentique, et généralement bon marché.

On entendra donc par « éthique » ce qui respecte l’environnement au sens large : les personnes et la planète. Comme WWoW en fait.

1- Comment s’y rendre? Les Transports

Partager le trajet

Je ne vous apprends rien en vous parlant de Covoiturage. Il n’empêche que cela permet non seulement d’économiser des euros mais surtout de limiter les émissions carbone ! La prochaine fois que vous traverserez le pays pour à peine un week-end vous serez rassurés 🙂

Réutiliser vos billets perdus

Vous aviez prévu un trajet et finalement vous ne pouvez plus vous y rendre? Pas de soucis! Trocdestrains ou KelBillet sont votre solution : ils permettent aux personnes ayant acheté un billet Prems de le revendre à des personnes prévoyant leur voyage plus tardivement.
Vous n’occuperez pas une place pour rien, et en plus cela permet à une autre personne de bénéficier de votre prévoyance en rachetant votre billet Prems. Solidaire et économique.

Remplir les avions vides

La plupart des vols partent, qu’ils soient plein ou non. L’idéal pour nous les voyageurs c’est de prendre le meilleur vol, au meilleur prix. Parfois on ne choisit pas ses dates de vacances. Pour toutes les autres fois, il y a Matrix ITA. Si le site ne permet pas d’acheter les billets, il permet en revanche de voir les dates de voyage les moins chères, et les combinaisons d’open jaw les plus avantageuses. Il faut un tout petit peu de temps pour bien prendre en main l’outil mais cela permet vraiment de se décider sur ses dates et d’économiser. Je vous fais confiance pour trouver les tutoriels sur internet expliquant comment faire!

Compenser les émissions carbone de ses vols

Souvent proposée par les compagnies aériennes, quelques euros suffisent pour compenser les émissions carbone du trajet, et soutenir des projets sociaux. Pour savoir combien votre vol coûte à la planète, c’est ici ou . Après libre à vous de choisir le projet que vous aiderez! Ou comment voyager et aider vont ensemble dès le départ.

Ma famille d’accueil pour une nuit dans les alentours de Sapa, au Vietnam.
Ma famille d’accueil pour une nuit dans les alentours de Sapa, au Vietnam.

2- Comment survivre? Satisfaire ses besoins de base

Dormir chez l’habitant

On est pour ou contre, mais dormir chez l’habitant implique forcément un certain dépaysement. Même si ce n’est qu’avec Airbnb, on découvre le style de décoration local et surtout la façon de vivre. Je cite souvent en exemple l’appartement qu’on avait trouvé à Oslo, tout blanc et avec la Scandinavian Touch qu’on imagine! Pour le même prix qu’un hôtel, voire souvent moins, on a le logement entier. C’est-à-dire : avec la cuisine. Non seulement on dort local alors, mais en plus on peut cuisiner local. Quoi de mieux pour comprendre un pays que de faire ses courses au supermarché du coin?

Pour qui cherche une expérience encore plus locale, le couchsurfing sera la clé. Pour ma part, je n’aurai jamais découvert le Carnaval de Montevideo sans mon hôte; et inversement une couchsurfeuse suisse n’aurait pas découvert ce restaurant bio dans une petite rue derrière Bastille (Café Ginger).

Manger local

Pour savoir quoi et où manger un seul conseil : regarder les habitants et faire pareil! Autant un « menu » peut être un signe d’un restaurant très local (au Pérou par exemple), autant « menu touristique » est assez explicite quant au public visé. Alors le mieux reste de copier les locaux.
Au Vietnam tous sont assis sur des petits tabourets presque à même le sol à déguster les soupes préparées par le chef qui n’est pas loin. Pour une somme modique on est alors sustenté tout en découvrant la gastronomie locale.
En Australie, c’était plutôt dans les centres commerciaux que les gens déjeunaient. Avec l’avantage notoire que lorsque l’on décale ses horaires de repas on peut bénéficier de promotions (ou s’en faire un diner!).
Enfin pour les plus petits budgets, la solution se trouve souvent sur les marchés. On rencontre les gens tout en goûtant aux plats typiques. Particulièrement marquant au Pérou et en Bolivie selon mon expérience. Mais la même chose se passe dans les marchés du sud de la France.

Se déplacer : « faire moins mais mieux »

Pour moi qui aime tant tout voir alors que le temps m’est souvent compté, cette partie est la plus difficile. Néanmoins c’est en explorant le Nord-Ouest du Vietnam que j’ai découvert l’importance de faire moins mais mieux. En prenant le temps de ne pas toujours prévoir des choses, on laisse la place pour les rencontres et l’imprévu. Surtout en ralentissant, cela force à prendre des transports en communs respectueux de l’environnement. Visiter 4 pays en 4 semaines, même s’ils sont frontaliers est un non-sens en terme de dépense carbone.

Se transporter en commun

Corollaire de la précédente, les transports en commun sont souvent la meilleure manière de rencontrer les gens. À adapter selon le type de voyage bien sûr, mais une voiture privée vous fera à peine parler avec votre chauffeur alors que dans un bus public vous aurez tout le loisir de discuter avec vos voisins de sièges. Je me souviendrai toujours de mon étonnement en voyant les caisses de poulets transportés sur les bus en Bolivie, et de la moto qui voyageait au milieu du bus au Vietnam. Des scènes loufoques qui vous feront autant voyager que le paysage défilant à travers la fenêtre.

"I'm the driver, see ?"
Mieux vaut commencer tôt !

À deux roues ou à deux pattes

On parlait moto à l’instant. Ce n’est pas le plus écologique, mais dans certains pays (asiatiques notamment), cela reste un incontournable de la vie locale. De plus, en empruntant à un loueur local on soutient l’économie locale.
Pour les plus sportifs, ce n’est pas parce que c’est les vacances qu’on s’arrête : le vélo est la meilleure option. Ou comment ralentir tout en avançant quand même.

Le mieux reste bien sûr d’utiliser ses pieds. Comme dit l’adage :

Take nothing but photographs.
Leave nothing but footprints.

L’application maps.me est incontournable pour cela. Vous téléchargez les cartes lorsque vous avez une connexion, et gardez simplement la localisation activée ensuite. Cela ne nuit ni à l’environnement ni à votre forfait téléphone !

Bonus 

De nombreuses autres ressources sont données par Rolf Potts dans son livre emblématique « Vagabonding » et sont regroupées sur son site.

 

On vous a donné les premières pistes pour partir.
Mais ne vous éloignez pas trop, la suite vous renseignera sur l’essentiel : Que visiter? Et surtout, que ramener?