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Le commerce équitable en questions

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Cela fait longtemps que le commerce équitable, Fair Trade en anglais, est entré dans nos vies et les labels se multiplient pour garantir l’origine éthique de nos produits.

Mais de quoi s’agit-il vraiment?
Y a-t-il un véritable impact sur la vie des artisans producteurs?
Quels sont les labels et que valent-ils?

On a mené l’enquête et on vous révèle tout !

Fair Trade ou Commerce Équitable : de quoi s’agit-il ?

Trois grandes organisations du commerce équitable (FLO, WFTO, EFTA) se sont réunies en 2001 et ont défini ainsi le terme :

« Le Commerce Equitable est un partenariat commercial, fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, dont l’objectif est de parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial. Il contribue au développement durable en offrant de meilleures conditions commerciales et en garantissant les droits des producteurs et des travailleurs marginalisés, tout particulièrement au Sud de la planète. Les organisations du Commerce Equitable (soutenues par les consommateurs) s’engagent activement à soutenir les producteurs, à sensibiliser l’opinion et à mener campagne en faveur de changements dans les règles et pratiques du commerce international conventionnel. »

Il ressort de cette définition 3 points essentiels :

  1. Équilibre de la relation commerciale entre les partenaires : pas d’abus ou de contrat favorisant l’un des partenaires
  2. Accompagnement des organisations des producteurs/travailleurs engagés : on ne laisse personne à la dérive
  3. Information et Sensibilisation du public : pour développer le commerce il faut surtout que le public soit partie prenante

+ d’infos sur le site de la Plateforme pour le Commerce Équitable (PFCE)

Quel impact sur la vie des artisans producteurs ?

Si le commerce équitable est parfois critiqué de servir de « marketing de la pauvreté pour les riches », il n’en reste pas moins qu’il garantit certaines conditions de travail qui sont vitales.

Souvenez-vous de l’accident du Rana Plaza. Le 24 avril 2013 ce bâtiment où des milliers d’employés textiles travaillaient, s’est effondré car les normes de sécurité n’avaient pas été vérifiées. Un tel événement n’aurait pas pu se produire si les entreprises qui avaient leurs ateliers dans l’immeuble pratiquaient le commerce équitable car l’un des critères est d’assurer des conditions de travail saines et sécurisées.

Être producteur pour une organisation appliquant les principes du commerce équitable garantit des conditions de travail saines et un revenu correspondant à son travail. C’est un cadre qui permet à chaque producteur de se développer, aussi bien du point de vue économique que personnel.

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Quels sont les principes du label World Fair Trade Organization (WFTO) ?

On fait un point sur WFTO car c’est le seul qui certifie les organisations et non les produits.
C’est donc le seul label pour l’artisanat non alimentaire.Pour qu’one organisation soit certifiée World Fair Trade Organization (WFTO) elle doit avoir mis en place et respecter les principes suivants :
  1. Créer des opportunités pour les producteurs qui sont désavantagés sur le plan économique
  2. Être Transparent et Responsable
  3. Appliquer les principes du commerce équitable : paiements avancés, compensation des annulations des commandes qui ne présentent pas de défaut, relations de longue durée, concurrence déloyale évitée, promotion de l’identité culturelle et respect des savoir-faire traditionnels.
  4. Paiement d’un prix juste.
  5. S’assurer qu’il n’y ait pas de travail des enfants ni de travail forcé.
  6. Engagement de non-discrimination, d’équité entre les genres, et d’empowerment économique des femmes et de liberté d’association
  7. Assurer de bonnes conditions de travail : environnement sain et sécurisé, heures et conditions de travail respectant les normes du pays, conditions de travail sécurisées pour les producteurs
  8. Renforcer les capacités des membres et/ou des employés
  9. Promotion du Commerce Équitable
  10. Respect de l’Environnement : sourcing durable, techniques de production, gestion des déchets, politiques d’achats, packaging et expéditions

 

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Quels sont les autres labels ?

De nombreux labels certifient la production équitable des produits, principalement dans le domaine alimentaire.

En voici une petite sélection (cf. le document de la PFCE) :

Peut-on se fier aux labels ?

Oui et non.

OUI parce qu’ils certifient, dans une grande surface par exemple, que le produit que l’on s’apprête à consommer à été produit dans le respect des Hommes et de l’Environnement. Les labels ont cela de pratique qu’on les reconnait et qu’on peut les voir au milieu d’une masse de produits.

NON parce qu’ils sont payants, et que du coup certaines petites organisations qui appliquent leurs principes ne peuvent se permettre cette dépense. Si vous rencontrez donc un artisan qui fait lui-même ses produits, ou qui s’est organisé avec sa famille ou ses voisins pour la fabrication, n’hésitez pas : soutenez-le ! Vous lui éviterez en plus d’avoir à rémunérer des intermédiaires..

 

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Cet article est bien évidemment incomplet et partisan, mais on vous laisse maître de vos décisions.

Souvenez-vous juste que tout achat est un vote : 

À quel projet donnerez-vous votre voix ?

 
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Faire sa rentrée éthique !

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Au moment de faire les cartables (enfant et adulte!) pour la rentrée, on a pensé que c’était l’occasion idéale pour appliquer les principes éthiques qu’on suit le reste de l’année.

Ce n’est pas parce qu’il y a vingt mille choses à faire avant le jour fatidique qu’on va se laisser abattre!

Au contraire.

En plus, vu l’état des finances après les vacances, ces quelques idées vous permettront d’économiser pour votre prochaine escapade !

1. On fait l’état des stocks

La première étape, c’est de vérifier ce que l’on a chez soi. Comme pour trier ses affaires, on procède par étapes. D’abord on sort toutes les affaires, et ensuite on prend chaque article et on le teste. A vous les dessins multicolores avec tous les stylos !

L’objectif c’est de trier en 3 piles : ce qui est bon, ce qui peut être transformé, et ce qui est à jeter.

Ce qui est bon : on le garde et on le raye de la liste scolaire !

Ce qui peut être transformé : on fouine sur Pinterest et les blogs DIY pour trouver des idées. Tout ce qui est en textile peut se transformer. Pour le reste, à vous la créativité! Quid d’un porte-bague fait avec d’anciens crayons ? Selon vos idées et vos envies bien sûr. Si on sent qu’il y a quelque chose à faire mais qu’on préfère le laisser aux autres : on donne avec Freecycle! (cf. plus bas)

Ce qui est à jeter : selon l’étape précédente, cette pile peut être très réduite. Et on n’oublie pas de respecter le tri sélectif 😉

2. Pour les objets manquants : on privilégie le réemploi

Il vous manque un cartable? Un pot à crayons? Un chevalet?

Aujourd’hui il y a de nombreuses options pour ne plus avoir à acheter neuf! Avec la seconde main, vous limitez le budget et réduisez votre empreinte carbone.

Parmi mille options, voici celles qu’on a testé et validé :

  • Freecycle.org : ce groupe Yahoo est une mine d’or pour donner ce dont on n’a plus d’utilité, et récupérer ce dont les autres n’ont plus d’utilité! On y a vu : vélos, meubles, invendus boulangerie, décoration, vêtements – inscrivez-vous à leur newsletter pour ne rien rater !
  • Recyclerie : dans toutes les villes, ces espaces de recyclage fleurissent. On vient y déposer les objets dont on ne sait que faire, l’association remet en état et propose ensuite à bas prix ces petits et gros objets ! Le cycle de chaque produit est continué, et tous sont heureux 😃
  • Troc : plus direct que les systèmes précédents, ces événements arrivent progressivement tout près de chez vous. Le prochain, spécial rentrée scolaire, est le 2 Septembre à Paris à la REcyclerie!
    Plus d’infos ici.
  • Upcycling : on en parlait plus haut. Vous avez une blouse de chimie toute tachée? Elle ferait une excellente trousse! Des stylos qui ne marchent plus? Recouvrez-les de fils et collez-les sur un support, et vous aurez un porte-manteau ou un porte-bagues selon votre créativité !
    On a trouvé vingt mille idées ici et . Mention spéciale pour les carnets homemade et le recyclage des crayons de cire !

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3. Quand ce n’est pas possible : on vérifie les étiquettes 

Il y a toujours des éléments qui manquent. Soit parce qu’on change d’établissement (primaire vers collège, collège vers lycée, lycée vers fac..), soit parce qu’on a de nouveaux besoins. Pour ces incontournables, 2 règles prévalent.

Les matières : penser durable

Entre une règle en plastique et une règle en bois, on privilégie la seconde qui sera plus solide et aura eu un impact moindre sur l’environnement. Quitte à acheter neuf, on essaie que l’objet nous dure le plus longtemps possible !

Les labels : garantie des conditions de fabrication

Pour s’assurer que nos achats n’exploitent personne, hommes ou planète, les labels sont un bon indicatif. Vous trouverez la sélection spéciale rentrée scolaire ici : http://www.ademe.fr/particuliers-eco-citoyens/achats/fournitures-scolaires

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4. On pense durable

Dans la lignée du conseil précédent, on pense durable pour nos achats indispensables.

Réutilisable plutôt que jetable

On a déjà le mug eco-friendly pour prendre son café, alors on investit aussi dans une lunchbox en belles matières pour le déjeuner. Pour les consommables, on favorise le stylo plume au stylo bille, et on remplit ses cartouches d’imprimante plutôt que d’en acheter des neuves (par exemple ).

L’avenir c’est le vrac

Comme pour les légumes et les graines, on favorise les endroits où on peut acheter ses fournitures en vrac plutôt qu’emballées dans milles plastiques.

5. On s’offre 1 bel objet de rentrée

Parce qu’on a fait des efforts sur le reste, mais surtout parce que le meilleur l’achat éthique c’est celui dont on prend le plus grand soin, on se fait plaisir et on s’offre un bel objet pour marquer la rentrée 2016. Dont on aura encore l’utilité dans 5, 10 ou même 15 ans !

Une trousse WWoW par exemple 😉

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On vous laisse sur cette pensée réconfortante et on vous souhaite à tous et à toutes une belle rentrée !

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Des amis pour la vie !

Régulièrement nous vous présentons les associations que nous aimons et soutenons. Aujourd’hui, on vous emmène au Cambodge à la rencontre de FRIENDS.

FRIENDS oeuvre pour protéger et construire un avenir aux enfants. Cette association croit à l’entraide et au travail comme moyen de développement des enfants. C’est de là que vient son nom d’ailleurs, qui signifie « ami » en khmer : Mith Smalanh.

Au Cambodge, il y a mille associations qui oeuvrent pour offrir un avenir aux survivants de la guerre. Mith Smalanh est pourtant d’un autre type. Du type des associations qui apprennent à pêcher plutôt que de donner à manger. Qui croit en la solidarité, le travail et l’amitié pour vaincre l’adversité. Surtout, qui place la protection de l’enfance au coeur de son action et dont tous les programmes découlent.

En discutant avec Kanha, en charge de la communication de l’ONG, j’ai réalisé à quel point la logique était implacable. « Comment faire pour construire l’avenir des enfants? » est la question qui prélude à toute action.

Les actions de FRIENDS sont réparties autour de plusieurs axes.

L’aide directe

Au travers de ses centres, et de réunions hebdomadaires dans les communautés, FRIENDS intervient directement auprès des familles les plus vulnérables en proposant des services de santé, d’éducation et de compétences de vie. C’est lors de ces réunions que les communautés découvrent l’action de l’ONG et commencent à construire leur avenir.

L’apprentissage

Au coeur de Phnom Penh, Mith Smalanh est le lieu où l’organisation forme les adolescents à un futur métier, que cela soit en restauration, en mécanique ou en coiffure. Les apprentis exercent ensuite directement dans l’un des restaurants de FRIENDS (reconnus pour l’excellence de leur cuisine et du service!) ou au Nail Bar pour les services de manucure. L’association met tout en place pour que les apprentis trouvent ensuite un travail, et garantit un taux de réussite à l’insertion professionnel de 100%.

Mais Mith Samlanh ce n’est pas que de l’apprentissage. Il y a aussi des activités sportives et culturelles, des consultations médicales sur place, des cours de soutien scolaire, des conseils avisés sur l’orientation, et un hébergement d’urgence temporaire si besoin. Pour être sûr que les apprentis ne manquent de rien, un car scolaire les dépose et les ramène le soir, et le repas de midi est offert (dans la cantine où commence l’apprentissage des cuisiniers!). L’association travaille aussi avec le gouvernement pour réduire leurs coûts de la scolarité pour les apprentis. L’objectif est que les adolescents aient toutes les clés en main pour construire leur avenir.

L’entreprise sociale

Pour s’assurer que les parents des enfants puissent subvenir à leurs besoins sans faire travailler leurs enfants, FRIENDS leur apprend à fabriquer des petits objets. En échange de ce travail, les mamans reçoivent un revenu digne et s’engagent à ce que leurs enfants aillent à l’école. C’est le compromis idéal : les femmes reprennent confiance en elles, apprennent de nouvelles compétences tout en assurant un avenir éducatif à leurs enfants. De plus, FRIENDS s’assure que l’environnement soit pris en compte : le recyclage et l’upcycling sont des éléments importants de la fabrication. Ces objets sont ceux que nous vous proposons pour aider l’association : des bagues en couverts recyclés et un porte-feuilles en papier recyclé.

Mith Samlanh oeuvre au Cambodge, et s’est déjà étendu au Laos, en Thaïlande et en Indonésie.L’association, qui aide chaque année plus de 30 000 jeunes et leurs familles, n’entend pas s’arrêter là et projette d’ouvrir son atelier de mécanique aux personnes étrangères du centre, ainsi qu’un salon de coiffure.

Elle travaille également en partenariat avec une cinquantaine associations dans le monde, ce qui permet de tripler l’impact. Chaque année ce sont près de 100.000 personnes qui bénéficient des services de l’Alliance ChildSafe.

Pour en savoir plus ou les soutenir directement, leur site ludique est très explicatif. Sinon, restez connectés, nous avons eu la chance de pouvoir visiter le centre d’apprentissage à Phnom Penh (fermé aux visiteurs pour protéger les enfants) et nous vous préparons une vidéo pour que vous voyiez l’action de l’association en images!

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Veganisme? Kezako?

Une vache passant au Laos, symbole de liberté et d'anti-spécisme

On entend de plus en plus parler de vegan, veganisme, végétarien, végétalien.. mais sans vraiment savoir ce qui se cache derrière ces termes tendances obscurs.
Voici notre guide pour vous y retrouver et mieux comprendre ce choix ! Car il s’agit avant tout d’un choix.
Décider de ne pas contribuer à la souffrance animale, ce n’est pas dire « je ne peux pas » mais « je ne veux pas ».

Lexique

VégétaRienne : toute personne qui ne mange pas de chaire animale. Elle mange donc des oeufs ou du miel et bois du lait animal. On décrit parfois le régime alimentaire comme ovo-lacto-végétarien (utile au moment de choisir son menu dans l’avion !).
VégétaLienne : toute personne qui ne mange aucun produit issu de l’exploitation des animaux. Elle mange donc exclusivement des produits d’origine végétale.
Jusque là on parlait exclusivement d’alimentation.

C’est là qu’intervient le veganisme, qui étend le refus de l’exploitation animale aux domaines non-alimentaires. Les vegans sont engagés dans la protection des animaux et refusent ainsi de se vêtir de matières animales (cuir, laine, soie – et fourrure bien entendu), ou de s’en servir pour se maquiller, ou entretenir sa maison. On y pense moins, mais de nombreux ingrédients sont issus des animaux – pour pas grand chose finalement.

Emmanuel Bossuet x Stockman Busts

L’Habillement

On commencera aujourd’hui par un focus sur l’habillement, car c’est le coeur de notre sujet.
Souvent les matières d’origine animale sont considérées comme nobles. On considère qu’un sac en cuir est mieux qu’un autre. Qu’une robe en soie est plus élégante. Un pull en laine plus chaud.
On peut effectivement parler de noblesse quand il y a eu une souffrance animale au milieu. Il faut justifier le prix de la souffrance animale.
Regardons plus en détail.

Le Cuir

Ce n’est pas juste un sous-produit issu de la production de viande. Il s’agit d’une véritable industrie, car les producteurs revendent les peaux. Les plus grandes marques de luxe ont même investi dans des élevages entièrement dédiés à la production de cuir. C’est dire s’il s’agit d’un business lucratif. Le problème étant qu’une vieille vache aura une peau ridée, et donc moins belle pour l’industrie. Elle ne vit donc jamais jusqu’au bout de sa vie.
Ce n’est rien dire des autres animaux..
Un reportage édifiant de Paolo Marchetti, qui a gagné en 2015 le 3e prix du Word Press Photo (l’équivalent des Césars en photojournalisme!), montre la cruauté de l’élevage de l’industrie du luxe. À voir absolument.

Est-ce ça vaut vraiment la peine d’avoir un sac en cuir?
Clairement c’est Non. De nombreuses alternatives existent comme le polyuréthane (PU), le PVC (plus nocif pour l’environnement) ou la toile enduite.
Quand on voit les nouvelles matières recyclées et les innovations textiles comme le Piñatex TM ou le cuir de champignons, on se dit qu’il n’y a vraiment plus de raison d’alimenter une industrie aussi cruelle.

© Paolo Marchetti

La Laine

Qu’est-ce qu’on nous em****** avec la laine?!
Il faut bien tondre les moutons, non?
La première question à se poser est : comment faisait les moutons avant que l’homme n’apparaisse? Il se tondait tout seul?

Aujourd’hui en tous cas, les moutons sont tondus au moment où ils ont le plus de laine. Logique non? Sauf que cela arrive avant la fin de la saison froide. Les moutons restent donc une longue période dans le froid et beaucoup meurent alors de froid.
Avant cela, comme l’homme rend artificiellement le mouton très laineux pour avoir plus de rendement, l’excédent de laine retient l’urine et l’humidité, et attire les mouches, qui dévorent la peau des moutons. Cherchant à éviter cela, les éleveurs australiens ont trouvé la méthode du mulesing qui consiste à découper des carrés de chair – sans anesthésie. En plus de l’inhumanité de la méthode, cela n’empêche même pas les infections de mouche, car les plaies n’ont pas le temps de cicatriser.

Est-ce que ça vaut vraiment la peine d’avoir un pull en laine?
Non. Même si la laine est française. Un article de PeTA dénonçait qu’en France, 16% des agneaux n’atteignent pas l’âge adulte. Pour une fois, le Made In France n’y change rien.

La solution ?
Des gros pulls en coton (bio, c’est encore mieux!). Ou en fibres synthétiques.
Si vous avez vraiment peur d’avoir froid comme les moutons, refusez le duvet et choisissez des marques qui développent des fibres hi-tech à partir de polymères, parfois même recyclés (!).

La soie

« Aahh.. Tu as vu le papillon? »
« Oh oui! Il est trop beau !! »
Cette situation n’est possible que si des vers donnent naissance à des papillons. Or, les papillons ne donnent pas de soie. Les vers par contre, si. Enfin pas les vers, mais leur cocon. Ah oui, mais alors comment font les vers pour grandir si on leur enlève leur cocon? Ils ont besoin de grandir? Non, hein? On a qu’à juste les ébouillanter. Facile, rapide, et le fil sortira tout seul !
C‘est la triste réalité de la production de soie.
Ça n’a l’air de rien pour 1 vers à soie, mais il ne s’agit pas que d’un vers : il faut environ 6.600 vers à soie pour produire un seul kilo de soie. C’est l’aspect élevage intensif ici qui est choquant. Et surtout, inutile.

Vous avez déjà confondu une robe en soie avec du polyester?
Normal, cela se ressemble à s’y méprendre! La seule différence, c’est que la seconde n’est pas cruelle, mais tout aussi belle. Personne ne verra la différence, mais vous saurez que ces compliments ne sont pas cruels.

Et vous? Est-ce que WWoW est vegan?

Nous nous engageons comme marque vegan à n’utiliser aucune matière d’origine animale.
Une certification est en cours et nous ne manquerons pas de vous informer une fois le processus terminé !
Nous sommes certifiés PETA-Approved Vegan, qui est LA référence pour valider que nos habits et accessoires ne soient pas fait en contrepartie d’une souffrance animale.

Trouver des ikats en coton au Cambodge n’a pas été une mince affaire alors même que le pays se remet à la soie après l’interdiction par les Khmers Rouges, mais on a finit par trouver! Les tissus tissés par les femmes de l’association Watthan Artisans sont une merveille pour les yeux, les femmes, et les animaux.

On espère vous avoir plus éclairé sur les différents aspects du veganisme.
Sinon, n’hésitez pas à voir les articles de PeTA sur le sujet ou à nous envoyer un mail à women@wwow.fr !

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Comment voyager éthique ? [Part 2]

Maintenant que vous savez comment vous rendre sur le lieu du voyage et subvenir à vos besoins de base de manière éthique, venons-en à l’essentiel : que faire une fois sur place. Ce pourquoi vous aviez décidé de voyager initialement..

Et aussi que ramener – parce que notre spécialité reste le commerce éthique et porteur de sens.

3- Que visiter? Les attractions

Faire local et voir sur place

Plutôt que de planifier toutes ses vacances depuis votre pays d’origine, le mieux est de savoir dans quelle ville arriver et de voir sur place comment faire les excursions. Depuis l’étranger, les tarifs sont souvent plus élevés et passent par mille intermédiaires. Au final vous bénéficiez donc moins directement à l’économie locale.
En vous laissant guider par les locaux vous aurez ainsi des tarifs avantageux tout en sortant des sentiers battus. Souvenez-vous aussi que les guides locaux reçoivent directement l’argent, alors même s’ils paraissent insistants cela reste plus éthique que les agences qui rajoutent mille commissions. Faites attention quand même que votre guide ne vous emmène pas visiter tous ses amis qui ont des boutiques.

Activités > Attractions : Expérience vs. Faire

Si certains sites sont incontournables (les temples d’Angkor au Cambodge par exemple), les meilleurs souvenirs que vous garderez de votre voyage seront certainement ceux où vous avez fait une expérience très locale. Non, je ne parle pas d’aller voir un spectacle de danse… Plutôt de faire quelque chose avec son corps/ses mains/sa tête. Alors faites-vous plaisir !
En Asie l’excellent site Backstreet Academy met en relation des artisans locaux avec les voyageurs souhaitant apprendre une spécialité locale (cuisine, artisanat, etc.). Idéal pour rencontrer vraiment des locaux tout en apprenant une compétence, et en étant assuré surtout que les fonds aillent au bon endroit!
En faisant les recherches pour cet article j’ai aussi découvert I Like Local, mais ne l’ai pas encore testé.

Faire Local

Vous en avez marre de toujours voir les touristes aux mêmes endroits? Pas étonnant de fait. Car tous lisent les mêmes guides, donc tous vont aux mêmes endroits. Je ne dis pas que ces guides sont inutiles, mais ils tendent à vous faire aller aux mêmes endroits que tout le monde.
Alors : comment sortir du cercle vicieux?
Sur internet, le site Virtual Tourist est une excellente alternative au classique TripAdvisor bien que basé sur les mêmes principes.
L’autre solution? PARLER. Parler encore et encore, aux autres touristes, aux gérants du logement où vous séjournez, au restaurant, dans les magasins, etc. Toutes les opportunités sont bonnes pour parler de l’itinéraire que vous avez prévu et demander des conseils.

Bar à Melbourne recommandé par la guide du Free Walking Tour.
Bar à Melbourne recommandé par la guide du Free Walking Tour, que je n’aurai jamais découvert sinon.

Free City Walking Tours

La plupart des villes ont mis en place ce système de visite guidée à pied des centres d’intérêts des villes, où le prix est laissé libre à chacun à la fin de la visite.
Bien que mon amie guide le déplore, cela reste un moyen abordable et local de visiter les principales artères de la ville, et de rencontrer des étudiants locaux!
Je me souviens à Lisbonne d’avoir ainsi eu un guide d’une vingtaine d’années raconter comment la plupart de ses amis travaillaient à l’étranger pour raison financière, et revenaient progressivement, et aborder les doutes sur le futur du pays. Ou à Melbourne, l’étudiante nous faire un tour aussi bien des monuments que de ses lieux de restauration et divertissement favoris.
Du coup l’idéal est de commencer la découverte d’une ville ainsi, pour repérer les grands axes et en même temps avoir des adresses qui ne sont pas dans les guides.

Pour les incontournables : être en décalage d’horaires

Pour les sites incontournables dont je parlais plus haut (bien que le caractère incontournable peut souvent se discuter), l’idéal reste d’être décalé par rapport aux groupes et à la majorité des touristes. Cela implique de voyager en indépendant bien sûr, car du coup vous avez le contrôle de votre réveil.
Souvent les groupes iront visiter un site « au lever du soleil » mais quand le soleil est déjà bien levé. Alors forcez-vous, levez-vous plus tôt et évitez les foules! Je me souviendrai toujours du lever du soleil sur les ruines de Champasak au Laos. Arrivés avant l’ouverture du site, on était seuls au monde – jusqu’à ce que les groupes débarquent. Pile quand on finissait la visite. Le réveil a été difficile, mais la récompense n’avait pas de prix (pas de pub).
Cela peut aussi très bien fonctionner dans l’autre sens. C’est comme ça que l’une de mes plus belles expériences reste la vue des chutes d’Iguazu en Argentine à la seule lueur de la pleine lune.

Les Chutes d’Iguazu à la lueur de la pleine lune – instant magique en décalage horaire.
Les Chutes d’Iguazu à la lueur de la pleine lune – instant magique en décalage horaire.

Conseils généraux

Je ne vous dresserai pas la liste, mais vous redirige vers l’excellent post de Globe-Trotting qui l’a déjà fait.
Je retiens juste mes préférés : apprendre les mots de base dans la langue, ne gaspillez pas, privilégiez les petits commerçants.

4- Que ramener? Les souvenirs et le shopping

Éviter les boutiques pour touristes

Je vous en parlais plus haut, autant choisir de découvrir un endroit avec un guide local est l’idéal pour avoir un avis de l’intérieur, autant certaines personnes tenteront de vous emmener visiter leurs « amis » chez qui surtout ils gagnent une commission pour tout achat. Essayez d’éviter, vous préserverez une bonne relation avec votre guide tout en ne perdant pas de vue l’itinéraire de la journée.

Acheter directement aux personnes

Je vous conseillais dans la première partie de ce guide de dormir chez l’habitant. Cela peut se faire de manière institutionnalisée avec Airbnb, mais aussi de manière plus informelle. Dans le nord du Vietnam, à Sapa, dormir chez l’habitant est légion et se fait directement en parlant avec les personnes des ethnies. Sur place, il est évident qu’on vous montrera les réalisations de la famille (mère, grand-mère, belle-soeur, etc.). C’est l’idéal pour soutenir directement la famille, surtout si la relation s’est bien établie. Ne le voyez pas comme du harcèlement mais bien plus comme une aide locale et directe. Votre achat soutient directement l’artisanat, permettant aux traditions d’êtres perpétuées. C’est tout l’héritage immatériel auquel vous contribuez !

Ma famille d’accueil pour une nuit dans la région de Sapa (Vietnam).
Ma famille d’accueil pour une nuit dans la région de Sapa (Vietnam).

World Fair Trade Organisation (WFTO)

Si vous manquez de temps, et que vous voulez vous assurer que votre achat bénéficie directement aux populations locales – suivez le label WFTO qui garantit que les artisans ont reçu un salaire juste et qu’aucun enfant n’a travaillé (entre autres principes). Attention tout de même : le label étant payant, il indique aussi une organisation qui a suffisamment de fond que pour acheter une telle certification…
La liste des organisations est disponibles sur : wfto.com/find-supplier.

Chez WWoW, si nous ne rencontrons pas d’associations locales, c’est notre annuaire de référence pour rencontrer des partenaires sérieux!

En règle générale

Rappelez-vous que tout achat local soutient directement l’économie, mais essayez aussi de questionner la personne sur comment l’article a été fait : vous vous assurerez que c’est bien elle qui l’a fait, en évitant d’acheter du made in China! (sauf si vous y êtes bien sûr, CQFD)

En bref : pour voyager éthique, comme au quotidien, on pense donc LOCAL en premier.
Surtout, on prend le TEMPS de visiter, de flâner, de rencontrer les gens, d’errer et d’apprendre des autres.
Sans oublier le SOURIRE : on se fait plaisir en faisant plaisir. On teste les spécialités culinaires, on rigole, on fait des blagues, on apprécie ce qui est plutôt que ce qui pourrait être, on se souvient qu’on est en vacances et notre big smile sera contagieux.
Le voyage éthique, c’est la LO(cal)TE(mps)RI(r)E.

Il ne vous reste plus qu’à choisir le pays où vous irez, et le reste appartiendra à l’histoire !